Cendres d'octobre
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Je touche à ma peau Et mes doigts se couvrent de cendres Le feu s'est éteint dès la fin de l'été Il ne reste rien à tisonner J'étais le reflet de ta pensée, de ton regard Nos ombres pleuraient sans bruit Et veillaient longtemps, très longtemps Quand l'étreinte se desserrait Reste-t-il un endroit de ton corps Où je n'ai pas versé mes larmes ? Pourquoi ma main est-elle en sang ? Pourquoi ai-je bu tout ce vin ? J'ai ressorti mon petit violon suicidaire Je n'ai jamais su en jouer Combien de nuits allons-nous gémir pour toi ? Avant que tu ne reviennes Héloïse Cerboneschi Dimanche 12 octobre 2008 |
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