... N’en veux pas ma folie ...
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N’en veux pas ma folie … Quand je vois tes yeux féeriques de couleur verte-grise, elles me prennent loin de moi, très loin de moi, dans un monde mélange de limpidité et perplexité. Elles me jettent dans l’embarras du dit et du non dit, dans l’abîme du mot-regard et du regard-mot. Je me vois dans un dédale d’émotions sans savoir comment suis-je entré, ni comment puis-je sortir. Je me trouve erré entre leurs larmes et leurs sourires, incapable de choisir entre l’enfer et l’enfer. L’enfer de briser les frontières, toutes les frontières, et mourir noyé en eux jusqu’au bout de mon plaisir, jusqu’au bout de mes désirs. Et l’enfer de m’abstenir, de me retenir, et de finir par mourir hors eux de soupir. N’en veux pas ma folie … Quand je vois tes yeux magiques de douceur exquise, je vois des lumières perlent dans des larmes perles me poussent à nier la vie éternelle en dehors de leur temple. Je me vois vainement essayer de tirer mon passé vers l’instant, afin de reconstruire mon destin qui est sur le point de vieillir, je me vois follement essayer de me rajeunir pour faire de toi mon avenir. Je me vois absurdement héros, déjà martyr, essaye de conquérir l’espace de tes yeux pour bâtir un royaume de délire, où je serai le roi à qui ton regard se prosterne sensuellement, et l’esclave qui exécutera honorablement ses désirs. N’en veux pas ma folie … Quand je vois tes yeux mythiques de lueur luxurieuse, je vois quelques mots révoltés échappent à ta pudeur de noblesse. Me caressent, me séduisent, m’emmènent au bout de mes fantasmes, au bout de mes caprices. Je vois l’histoire de la beauté humaine contée sur leurs paupières, je vois la genèse de la vie écrite lyriquement dans leurs regards, je vois l’immensité de l’univers se limite à leurs frontières. Je vois la lune se retire pudiquement et s’assoit au bord de la nuit savourer charnellement leur ardeur. Je vois le soleil s’incline humblement en leur remettant le règne du jour.je vois la mer qui se perd dans leur ampleur. Je vois vénus s’agenouille stupéfaite devant leur splendeur. N’en veux pas ma folie … Quand je vois tes yeux angéliques de concupiscence prodigieuse, j’entends un poème silencieusement se déclame, me prend au-delà de moi, au-delà de mon âme. J’entends les murmures du vent extasié par le chant mystique de ton regard impétueusement calme. J’entends les nuages chantonnent la romance de la pluie quand elle embrasse la terre. J’entends le silence des heures se tait devant le cri coi de ton regard. J’entends la chaleur des baisers des étoiles résonne dans la vastitude de l’univers. J’entends les princesses des mille et nuit sourire dans les mots de Shéhérazade. J’entends la voix de ton regard dans les voyages d’Ulysse et Sinbad. N’en veux pas ma folie … Quand je vois tes yeux idylliques de coquetterie fabuleuse, je vois la lumière et l’obscurité fatiguées de leur voyage éternel s’assoient au bord de leurs cils avivent leurs souvenirs. Je vois les regards des belles femmes font le pèlerinage à tes yeux quémander le charme et la joliesse. Je vois les regards sages des hommes nobles fondre de finesse devant ton regard hardiment faible. Je vois les lumières des rues courtisent la poussière de ma ville mauvaisement belle. Je vois le temps qui naisse de ton regard, et l’espace qui cesse dans tes yeux. N’en veux pas ma folie … Quand je vois tes yeux paradisiaques de saveur mielleuse, je deviens un sage fou et un fou sage. Je deviens quelqu’un qui n’a ni nom ni âge. Je deviens quelqu’un qui cherche de faire du sourire de tes yeux son nom, et à l’étendue de ton regard son nombre de jours. Mon âge à moi c’est deux regards et demi de toi, mon âge à moi c’est deux sourires et demi de toi, mon âge à moi c’est deux pas et demi de toi. Faites les … sans fermer la porte derrière toi. Car je ne veux pas perdre ma folie, c’est tout ce qui reste de moi. B.Noureddine |
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