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... N’en veux pas ma folie ...
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Nov 3, 2009 11:52 am
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N’en veux pas ma folie …
Quand je vois tes yeux féeriques de couleur verte-grise, elles me prennent loin de moi, très loin de moi, dans un monde mélange de limpidité et perplexité. Elles me jettent dans l’embarras du dit et du non dit, dans l’abîme du mot-regard et du regard-mot. Je me vois dans un dédale d’émotions sans savoir comment suis-je entré, ni comment puis-je sortir. Je me trouve erré entre leurs larmes et leurs sourires, incapable de choisir entre l’enfer et l’enfer. L’enfer de briser les frontières, toutes les frontières, et mourir noyé en eux jusqu’au bout de mon plaisir, jusqu’au bout de mes désirs. Et l’enfer de m’abstenir, de me retenir, et de finir par mourir hors eux de soupir. N’en veux pas ma folie … Quand je vois tes yeux magiques de douceur exquise, je vois des lumières perlent dans des larmes perles me poussent à nier la vie éternelle en dehors de leur temple. Je me vois vainement essayer de tirer mon passé vers l’instant, afin de reconstruire mon destin qui est sur le point de vieillir, je me vois follement essayer de me rajeunir pour faire de toi mon avenir. Je me vois absurdement héros, déjà martyr, essaye de conquérir l’espace de tes yeux pour bâtir un royaume de délire, où je serai le roi à qui ton regard se prosterne sensuellement, et l’esclave qui exécutera honorablement ses désirs.
N’en veux pas ma folie …
Quand je vois tes yeux mythiques de lueur luxurieuse, je vois quelques mots révoltés échappent à ta pudeur de noblesse. Me caressent, me séduisent, m’emmènent au bout de mes fantasmes, au bout de mes caprices. Je vois l’histoire de la beauté humaine contée sur leurs paupières, je vois la genèse de la vie écrite lyriquement dans leurs regards, je vois l’immensité de l’univers se limite à leurs frontières. Je vois la lune se retire pudiquement et s’assoit au bord de la nuit savourer charnellement leur ardeur. Je vois le soleil s’incline humblement en leur remettant le règne du jour.je vois la mer qui se perd dans leur ampleur. Je vois vénus s’agenouille stupéfaite devant leur splendeur.
N’en veux pas ma folie …
Quand je vois tes yeux angéliques de concupiscence prodigieuse, j’entends un poème silencieusement se déclame, me prend au-delà de moi, au-delà de mon âme. J’entends les murmures du vent extasié par le chant mystique de ton regard impétueusement calme. J’entends les nuages chantonnent la romance de la pluie quand elle embrasse la terre. J’entends le silence des heures se tait devant le cri coi de ton regard. J’entends la chaleur des baisers des étoiles résonne dans la vastitude de l’univers. J’entends les princesses des mille et nuit sourire dans les mots de Shéhérazade. J’entends la voix de ton regard dans les voyages d’Ulysse et Sinbad.
N’en veux pas ma folie …
Quand je vois tes yeux idylliques de coquetterie fabuleuse, je vois la lumière et l’obscurité fatiguées de leur voyage éternel s’assoient au bord de leurs cils avivent leurs souvenirs. Je vois les regards des belles femmes font le pèlerinage à tes yeux quémander le charme et la joliesse. Je vois les regards sages des hommes nobles fondre de finesse devant ton regard hardiment faible. Je vois les lumières des rues courtisent la poussière de ma ville mauvaisement belle. Je vois le temps qui naisse de ton regard, et l’espace qui cesse dans tes yeux.
N’en veux pas ma folie …
Quand je vois tes yeux paradisiaques de saveur mielleuse, je deviens un sage fou et un fou sage. Je deviens quelqu’un qui n’a ni nom ni âge. Je deviens quelqu’un qui cherche de faire du sourire de tes yeux son nom, et à l’étendue de ton regard son nombre de jours. Mon âge à moi c’est deux regards et demi de toi, mon âge à moi c’est deux sourires et demi de toi, mon âge à moi c’est deux pas et demi de toi. Faites les … sans fermer la porte derrière toi. Car je ne veux pas perdre ma folie, c’est tout ce qui reste de moi.
B.Noureddine
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… Vœux mourants…
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Oct 27, 2009 12:29 pm
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«… À ceux qui aiment en silence, à ceux qui soufrent en silence… » … Vœux mourants…
Quand nous immergeons dans les fonds de nos blessures, et que nous fouillons dans nos souvenirs… Nous brûlons entre la chaleur du désir, et la froideur du soupir…Et on s’interroge, et on se demande, et on s’enquiert mille et une fois … Et notre moi meurt en nous, et nous mourons en soi, entre le soupir des cris, et le cri des soupirs… Nous transgressons le vide, et nous vivrons la mort… La vie et la mort… La joie et la peur… Le courage et le malheur… La haine et l’amour… … … …
Les sentiments de l’homme sont tels la mer…Entre flux et reflux … Nous les empêchons parfois, nous les attrapons… Nous les étranglons … nous les tuons…Nous les enterrons… Ils ressuscitent… Refusent de mourir… Refusent, refusent violemment… Deviennent violents de plus en plus… Devenons faibles de moins en moins… Résistons à notre impuissance… La douleur naîtra… Le rêve mourra… Et le désir se suicidera … … … …
Mourir dans l’amour est une folie… Me suicider en toi est une folie… Vivre en toi est le Sommet de la folie… Tout en toi m’invite à t’aimer, m’invite à la folie… Tout en toi m’invite à vivre amoureux ensorcelé… Aveugle conduit par un aveugle… Voyageur comme les larmes … Entre les pupilles et les paupières… Près ou loin de toi c’est toujours l’enfer… … … …
Ô mon beau rêve, ô ma belle douleur… Moi ton fol amoureux … Qui vit entre les feuilles et les lettres… Qui meurt entre la plume et l’encre… Qui voyage entre les pages… Te chercher entre le silence et la patience… Entre l’absurde et l’essence… Entre le néant et l’existence… Pour te dire : Combien je souhaite te serrer contre moi… Toucher ton sourire… Caresser ton soupir… Chanter avec ton corps… Danser avec ta voix… Sur le chuchotement des mots… Repeindre au bleu de tes yeux le passé… Façonner à l’ampleur de ton cœur le présent… Écrire à la beauté de ton regard l’avenir… … … … …
B. Noureddine
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« L'enfer c'est les autres »
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Oct 26, 2009 12:36 pm
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« L'enfer c'est les autres », Cette réplique de la fin de la pièce de "Huis Clos" met en évidence l'idée selon laquelle la présence des autres peut parfois constituer un véritable enfer. Dire que l'enfer c'est les autres c'est commencer par souligner qu'il ne peut y avoir pire que les autres. En effet, l'enfer est, dans les religions dites bibliques et monothéistes, ce lieu destiné au supplice des damnés. Par extension, ce terme qualifie une chose excessivement déplaisante, pénible. Ainsi dire que l'enfer c'est les autres c'est souligner que la vie avec eux conduit a la dissension, au calvaire et donc : à l'enfer.
Mais peut-on vivre seul ? Platon estimait que quiconque n'éprouve point le besoin de vivre en société est soit une bête ou un dieu. Cela justifiant l'utilité et la complémentarité de la vie communautaire. Pour Duc de la Rochefoucauld la vie avec autrui n’est pas un choix, c’est une nécessité : « Celui qui croit pouvoir trouver en soi-même de quoi se passer de tout le monde se trompe fort ; mais celui qui croit qu'on ne peut se passer de lui se trompe encore davantage ». Goethe allait plus loin en disant : « Pour moi, le plus grand supplice serait d'être seul en paradis ».Sartre lui-même répond clairement à cette question : « Ce n'est pas dans je ne sais quelle retraite que nous nous découvrirons, c'est sur la route, dans la ville, au milieu des foules, chose parmi les choses, homme parmi les hommes ». Alors en quoi l’existence de l’autre me dérange-t-elle ?
Rimbaud disait : «C'est faux de dire : Je pense. On devrait dire : On me pense ». Ainsi, c’est le regard d’autrui, c’est son jugement qui me rend la vie difficile voire infernale. Il me prive de ma liberté, je suis toujours soumis à sa volonté, il construit un obstacle entre moi et mes désirs. Je suis prisonnier en sa présence, un simple objet qui orne son spectacle ou comme disait Sartre : « Je suis objet pour tous les autres hommes vivants, jeté dans l'arène sous des millions de regards ». Cependant, la relation est commutative puisque je représente un autre pour lui. Et que ce qu’il me fait vivre, je le lui fais vivre à mon tour. Donc chacun est le bourreau et la victime de l’autre comme le résume la pièce de « Huis clos ». Mais c’est une conclusion qui me conduit à d’autres questions plus graves. Es que je peux vivre sans l’existence de l’autre ? Ne suis-je pas condamné à vivre avec ? En quoi pourrait-il m’être indispensable ?
Prenant l’exemple de « l’enfant sauvage », seul parmi les animaux, il ne parvient jamais à exercer son humanité proprement dite (au sens où on dit qu’on est spirituel, ou qu’on est méchant, ou qu’on est jaloux, etc.). Et cela est dû à l'absence de la conscience de soi chez lui, alors pour qu'il puisse subsister il imite les animaux sans prendre conscience qu’il est différent, ni ce qu’ils sont d’ailleurs. Une chose parmi les choses. Donc, le corps comme phénomène ne détermine pas l’humanité de l’homme, tel est défini dans la philosophie, la religion, et la coutume.
Dans ce cas-là, la présence de l’autre m’est indispensable, j’ai besoin de lui pour qu’il m’offre le plaisir de ce sentiment sublime : prendre conscience de soi-même, le plaisir de réjouir de mon humanité, prendre conscience de mon existence. Sartre lui-même définit l’autre comme médiateur entre soi et soi-même, en donnant l’exemple de la « honte ». Je prends conscience et connaissance de mes sentiments ainsi que leurs significations grâce à l’autre. Autrement dit je me juge à travers le regard de l’autre. Et pour revenir un peu à cette idée de commutativité dans la relation avec autrui, en jugeant l’autre je me juge en effet, c'est-à-dire que quand je juge l’autre de mauvais, je me juge bon, « Le plus souvent, nous ne jugeons pas les autres, mais nous jugeons nos propres facultés dans les autres », dit Charles Augustin. En fait l’autre est un autre moi, à travers lequel je me vois, non pas comme je me vois au miroir parce qu’il reflète l’image que je veux voir, ou je veux donner à l’autre. Mais comme je me juge vrais à l’intérieur de moi-même. Vivre pour les autres, vivre contre les autres, vivre comme les autres, ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est vivre avec les autres. C’est cette intersubjectivité comme la nomme Sartre dont nous avons besoin. Besoin d’elle pour prendre conscience de notre existence. Pour profiter de la gratuité du paradis terrestre, sans pour autant se soucier de l’enfer qui constitue l’autre face de la vie. Condamné à vivre avec l’autre, l’homme vit la complémentarité dans la Subjectivité. Après tout, quelle serait la beauté du jour sans l’existence de la nuit ?
B. Noureddine
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