" Je suis la mort qui longe les couloirs de la maison sur la pointe des pieds. Tu me parles du Don ténébreux; je le mets à profit. Je suis la mort qui vient, vêtue de soie et de dentelles, moucher les chandelles. Je suis le ver au cœur de la rose. "
-Anne Rice-
Nous imposions à ces Enfants les Lois des Ténèbres. Vivre parmi les morts, car nous sommes morts, et retourner toujours reposer dans notre sépulture. Éviter les lieux où règne la lumière et attirer les victimes loin des endroits impies et hantés. Honorer à jamais le pouvoir de Dieu, le crucifix, le sacrement. Ne jamais pénétrer dans la maison de Dieu, de peur d'être frappé d'impuissance et jeté dans l'abîme infernal pour y être brûler dans le feu éternel. "
-Anne Rice-
En vain j'ai voulu de l'espace, Trouver la fin et le milieu; Sous je ne sais quel oeil de feu Je sens mon aile qui se casse;
Et brûlé par l'amour du beau, Je n'aurai pas l'honneur sublime De donner mon nom à l'abîme Qui me servira de tombeau.
-Charles Baudelaire-
Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire; L'irrésistible nuit établit son empire, Noire, humide, funeste et pleine de frissons;
Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage, Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage, Des crapauds imprévus et de froids limaçons.
Ô triste, triste était mon âme A cause, à cause d'une femme. Je ne me suis pas consolé Bien que mon coeur s'en soit allé, Bien que mon coeur, bien que mon âme Eussent fui loin de cette femme. Je ne me suis pas consolé Bien que mon coeur s'en soit allé. Et mon coeur, mon coeur trop sensible Dit à mon âme : Est-il possible, Est-il possible, - le fût-il - Ce fier exil, ce triste exil ? Mon âme dit à mon coeur: Sais-je Moi-même que nous veut ce piège D'être présents bien qu'exilés, Encore que loin en allés ?
Je rêve un pays rouge et suant le carnage, Hérissée d' arbres verts en forme d' éteignoir, Des calvaires autour, et dans le voisinage Un étang où pivote un horrible entonnoir.
Farouche et raffolant des donjons moyen âge, J'irais m'ensevelir au fond d'un vieux manoir : Comme je humerais le mystère qui nage Entre de vastes murs tendus de velours noir !
Pour jardins, je voudrais deux ou trois cimetières Où je pourrais tout seul roder des nuits entières ; Je m'y promenerais lugubre et triomphant,
Escorté de lézards gros comme ceux du Tigre. --Oh ! fumer de l'opium dans un crâne d'enfant, Les pieds nonchalamment appuyés sur un tigre !
Il est tout de même étrange qu'en se réveillant le matin on retrouve tout, du moins en général, exactement à la même place que la veille. On a été pourtant dans le sommeil et dans le rêve, dans un état tout différent de celui de l'homme éveillé, et il faut une présence d'esprit infinie, un sens étonnant de la riposte, pour situer tout ce qui est là, dès qu'on ouvre les yeux, à la même place que la veille. Aussi le moment du réveil est-il le plus risqué de la journée et une fois ce moment surmonté sans qu'on ait été changé de place on n'a plus à s'inquiéter le reste du jour.
Je hais plus que la mort un jeune casanier, Qui ne sort jamais hors, sinon aux jours de fêtes, Et craignant plus le jour qu'une sauvage bête, Se fait en sa maison lui-même prisonnier.
Mais je ne puis aimer un veillard voyager, Qui court deça, delà, et jamais ne s'arrête, Ains* des pieds moins léger que léger de la tête, *Ains==Mais Ne séjourne jamais non plus qu'un messager.
L'un sans se travailler en sûreté demeure, L'autre, qui n'a de repos jusques à tant qu'il meure, Traverse nuit et jour mille lieux dangereux;
L'un passe riche et sot heureusement sa vie, L'autre, plus souffreteux qu'un pauvre qui mendie, S'acquiert en voyageant un savoir malheureux.
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;
Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'espérance, comme un chauve-souris, S'en va battant le mur de son aile timide Et se cognant la tête à des plafonds pourris;
Quand la pluie étalant ses immenses trainées D'une vaste prison imite les barreaux, Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie Et lance vers le ciel un affreux hurlement, Ainsi que des esprits errants et sans patrie Qui se mettent à geindre opiniâtrement
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Morne esprit, autrefois amoureux de la lutte, L'Espoir, dont l'éperon attisait ton ardeur, Ne veut plus t'enfourcher! Couche-toi sans pudeur, Vieux cheval dont le pied à chaque obstacle bute.
Résigne-toi, mon coeur; dors ton sommeil de brute.
Esprit vaincu, fourbu! Pour toi, vieux maraudeur, L'amour n'a plus de gout, non plus que la dispute; Adieu donc, chants du cuivre et soupirs de la flute! Plaisirs, ne tentez plus un coeur sombre et boudeur!
Le Printemps adorable a perdu son odeur!
Et le Temps m'engloutit minute par minute, Comme la neige immense un corps pris de roideur; Je contemple d'en haut le globe en sa rondeur, Et je n'y cherche plus l'abri d'une cahute.
Un autre monde est possible. Mais qui dit changer le monde dit changer l'homme. Et donc ses moeurs. Des moeurs provenant de la société dans laquel l'homme vit. L'éducation en fait partie car elle en est en tout point conformé. Nous vivons dans un systeme capitaliste ou la société de consommation nous poussent à ne plus réflechir, nous absorbent dans ses entrailles nauséabondes et nous enferme en nous engloutissant dans son bas ventre puérile avant de nous défequer affaiblis dans un monde barbare ou les vrais seules valeurs sont l'argent et l'exploitation de l'autre pour le profit personel.
Des pubs à gogo innondent notre champs de vision, nous déforme la réalité, nous exhibe des femmes parfaites enlacés par des hommes aux biceps puissants et chauds.
Les references dans le passé lointain étaient des gens cultivés, qui portaient un regard reculé et approfondis sur le monde, on peux parler des grands philosophes de la grece antique jusqu'à ceux du début du 20e siecle. Puis les freuds, les einstein, des gens instruits qui faisaient avancer le monde par leurs thèses novatrices, des bienfaiteurs. C'est de celà que nous avons besoin.
Maintenant on nous asseine de cadavres anorexiques asseptisées qui sentent la fleur des chants et prefere faire un culte de leurs corps plutot que de leurs cervelles. Des lorie et des Céline Dion qui se placent en idole des jeunes et qui puent le manque de personalité. Est ce de celà que nous avons besoin?
Un autre monde est possible, j'en suis convaincu. Tout se base sur le systeme. Une passerelle sociétaire, un pont entre deux mondes d'abord. Parceque pour vivre heureux il faut s'en donner les moyens. Changer les moeurs. Se baser sur une quete de culture, de savoir, de prise de conscience, de Responsabilisation.
Car c'est à partir du momen ou les gens seront responsabilisés que l'Anarchie deviendra permissive, quand les hommes n'auront plus besoin, d'un parti politique qui les gouvernes, d'un patron qui les exploite.