Je ne crée pas ce blog avec l'ambition de le nourrir que de moi.
Il doit avant tout être un lieu d'échanges, de réflexions.
Vous avez un état d'âme ? Vous avez besoin du point de vue d'une personne extérieure à votre tracas ? Venez en parler ...
Les personnes qui passeront sur ce blog y viendront comme on vient dans une auberge espagnole, où, vous le savez, on ne peut y trouver que ce que chacun de nous se sent capable d'apporter.
Basé sur la philosophie de la vie quotidienne, et l' anal yse, cet espace doit permettre à chacun d'en sortir grandi, si possible par une réponse, pas forcément mienne.
Les propos racistes, xénophobes, violents, irrespectueux seront inlassablement exclus, sans aucun ménagement.
Merci de votre visite. Profitez bien. Que la paix vous guide.
A vos claviers,
Une lueur au fond de l'océan Indien, En bas, à gauche, Didou172.
Ecrire, le matin, à la pointe du jour, S'avère, à mon goût, être un plaisir étrange : Fragile, délicat, tels que le sont les anges Veillant sur l'être cher, aimé à contre-jour.
En possédant l'ardeur d'un parfum volatil, A l'heure où la rosée tendrait à disparaître, Et où l'humanité s'apprête à renaître, Ecrire, le matin, est avant tout subtil.
A la croisée du temps, sous un ciel estival, Ecrire, le matin, révèle ainsi l'audace De vouloir s'affirmer face au silence en place, Sans autant imposer des airs de festival.
La Croix du Sud s'éclipse au plus profond du ciel. Au lointain horizon, on aperçoit que dardent Les rayons du soleil qui, sous Mai, nous regardent En nous réapprenant les câlins essentiels.
Le blanc bleuté,sous peu, va déchirer le noir. Ecrire, le matin, permet d'en prendre acte. Il autorise aussi, tel une science exacte, De restituer la vie, de caresser l'espoir.
Ecrire le matin c'est, de plus, témoigner Du labeur de ceux qui se lèvent aux aurores. Leur générosité silencieuse édulcore La journée d'autres qui vont aller besogner.
C'est encore, et surtout, bâtir de nouveaux ponts Entre deux mondes qui, pour qu'ils nous appartiennent S'appelleront "présent", en attendant que viennent Les souvenirs du soir, quand le passé répond.
Comme il peut être doux d’avoir quelqu’un pour soi !... …Quelqu’un pour qui l’année n’est une référence Que le jour des bougies, tel au temps de l’enfance ; Quelqu’un pour qui vieillir passe pour une loi.
Au contraire du temps, le fugace baiser Devient nécessité pour peu que vos deux ventres Surprennent l’émotion, depuis son épicentre Jusqu’à cette embrassade qui va vous attiser.
Tel un jus liquoreux, sa présence envahit Votre être tout entier d’une senteur suave, Toute aussi veloutée que l’est la valse slave. Votre corps en chavire et le cœur vous trahit.
Comme il peut être doux, comme il sait être beau Quand deux bras protecteurs vous conduisent à l’étreinte, Et que l’union sacrée devient la seule crainte, Si longtemps espérée aux confins de vos peaux.
L’être aimé va passer ses doigts dans vos cheveux. Au poids de son regard s’ajoutent aussi l’effluve Et le désir ardent que la passion étuve, Jusqu’au gémissement d’un tendre «je te veux ! ».
Comment envisager d’abandonner ce corps Sans être assailli par de violents vertiges ? Le cœur bat la chamade et votre esprit voltige Au cirque de l’amour, antre du réconfort.
Le premier mai n’est pas vraiment de tout repos Pour celui qui attend et pour celui qui aime. La solitude immense demeure un problème Quand tu parles d’hier avec tant d’à-propos.
J’en viens à inventer que je suis collégien Et qu’à l’issue d’un cours en professeur de vie Tu sauras m’initier aux plaisirs, à l’envie De caresser l’amour tel un théologien.
Suis-je trop exigeant si j’attends que mon bras Recueille enfin ta main signifiant confiance ; Ton regard velouté, qui à mon cœur se fiance, Me parlant de voyages, de rêves au fond de draps ?
Toi, étoile du nord, à la moindre lueur Je veux que du muguet résonnent les clochettes Qui nous ont rapproché en nous tournant la tête, Sous la voûte céleste mêlant la joie aux pleurs.
En tutoyant ta vie, jouant avec la mort Je regarde sans fin ces bateaux en partance, Demeurant sur le quai. Grâce à l’adolescence Je sais que malgré tout l’espoir sommeille au port.
Je me souviens fort bien de ces soirées rhénanes De la fête Jeanne d’Arc, comme du Parlement, Où la Saint Nicolas, quand croulait le crément, Que je me réveillais avec le mal de crâne.
Vingt années ont passé : ni la Petite France Ni la place Klébert n’ont eu l’occasion De me raviver les premières illusions Qu’Apollinaire avait tiré de mon enfance.
Je me revois encore écrire, au crépuscule, Au dix-huit, Rue des Fleurs, à Souffelwersheim, Ou bien dans l’hivernal brouillard de Schiltigheim Sur des airs de Goldman, rêvant de canicule.
La Wantzeneau qui nous appelait à la fête Contrastait avec l’Orangerie ou Brumath. La douceur de la nuit enfiévrait le climat. Sur l’Avenue des Vosges on chantait à tue-tête.
Aux routiers sympas le pont de Khel acquiesce Hautepierre la fière cache derrière ses tours Les houblons et cols blancs, la bière de Strasbourg, Ce qui nous garantit des dimanches de liesse.
Je flânerais encore, si j’en avais l’audace. Cher Maître Apollinaire je veux vous informer Qu’un siècle après vous il est aisé d’aimer Ces matins enivrants sous des reflets d’Alsace.
Je partirai un jour de ce mas de cocagne Pour la vie de bohême, tel qu'une Zingara Vocalisant si fort Don Juan, l'opéra, Que mes rêves auront des châteaux en Espagne !
Je m'en retournerai dans les forêts lointaines, Si denses qu'il n'y a ni journée, ni soleil. Je m'y assoupirai d'un si profond sommeil Que je n'entendrai plus murmurer les fontaines.
J'inventerai aussi des sentiers obscures Me menant jusqu'au coeur du beau Madagascar Ou aux plages dorées à l'est de Zanzibar Pour mieux me rafraîchir des sursauts du mercure.
Quand l'âge sera là pour sonner la retraite, Que mes enfants n'auront plus besoin de parents, Que novembre fera déborder les torrents, Permettez-moi alors de faire un peu la fête !
Zingara, bohêmienne, ô toi au coeur de lionne, Sous le jour périssant, j'entends au loin ta voix Fredonnant sa complainte, - avec un rien d'émoi - Que connaîssent si bien les amoureux d'automne !
Le ciel est ainsi fait que j'aurai une place Me permettant de voir tes danses autour du feu, Sur des airs castillans. Le plaisir d'être deux Nous promettra enfin un repos de palace.
Je conçois aisément ma place surannée Pour avoir trop saigné, pour avoir tant écrit Sur les maux de la Terre, ses guerres et ses cris Qui se sont amplifiés tout au long des années.
Je veux finir mes jours comme je les commence, Aux chants et gazouillis des oiseaux affamés ; M'absenter sans regret pour ceux qui m'ont aimé : Je veux appartenir au monde du silence !
Je te dédie ces mots car tu en vaux la peine. Ce n’est pas le papier mais mon cœur qui le dit. Au diable les rancoeurs et tous ces interdits M’empêchant de t’aimer jusqu’à en perdre haleine.
L’exil réunionnais est déjà en lui-même Un obstacle de plus qu’il nous faut surmonter. Je rêve de tes bras pour mieux me raconter, Je rêve de ton corps pour te dire « je t’aime ».
Chérie, combien de jours nous séparent encore De ta sensualité, du parfum délicat, De l’hospitalité de l’antre de tes bras, De tes furtifs baisers que ton cœur édulcore ?
Je te veux toute à moi. Attentionné, sincère, Je serai ton valet, ton élève, ton roi, Ton homme à tout jamais ; comme au temps d’autrefois, Ton chevalier servant : Je veux que tu sois fière.
Je repense à ceux qui n’auront pas cette chance De boire tes paroles à en goûter le miel, De siroter tes lèvres en s’enivrant d’un ciel Lui-même avant tout bercé par la romance.
Je veux sentir ton corps me violer le sexe En t’empalant sur moi avec force et ardeur. Le rose jusqu’aux joues, je veux que ta douceur Resplendisse à jamais, jouissant par réflexe.
Je te ferai l’amour comme juste les livres Oseraient en parler ou y faire allusion. Un amour permanent, un amour perfusion, Amour convalescent à nous en rendre ivres.
Viens vite ô ma chérie, viens donc me rejoindre Après quinze ans d’exil ma solitude attend Que du nord vienne enfin le souffle que j’entends Me murmurer « Bonheur » quand le matin va poindre.
Je veux croiser ton corps, chaque jour à chaque heure, Me frotter tel un chat au pigment de ta peau Regarder les enfants, me dire qu’il fait beau. Viens vite, ô ma chérie ! Pour l’instant mon cœur pleure !
Comment te résister, résister à tes lèvres Sensuelles, charnues, et maquillées à souhait ? Un jour passé sans toi est un jour que je hais. Comment te retrouver ? Mon corps tremble de fièvre.
Comment fuir un peu plus ta stature gracile ? M'y attarder me fait encore plus de mal. Pourquoi l'isolement en cet instant fatal ? Quand partager enfin notre harmonie futile ?
Je voudrais tant mourir sous tes airs d'infirmière, Plutôt que de te voir fuir, je ne sais pourquoi... ...Comment puis-je survivre sans ton je-ne-sais-quoi Qui m'a tant apporté : ta douceur, tes lumières ?
A tire-d'aile tu as fait ta révérance. Je ne veux pas y croire, et pourtant je le dois. Tu m'arraches le coeur, paralyses mes doigts, Et la solitude devient ta préférence.
Moi qui adore tant lire quand tu te livres Au détour de la nuit, avec un doigt d'humour, Comment te retenir, te clamer mon amour ?... ...Oui, à quoi bon rêver ?...Je sais que tu veux vivre.
Laisse moi espérer que là où que tu ailles Tu ne renieras pas l'idée que je me fais De passer avec toi un avenir parfait, Dès lors que tu voudras bien ma main sur ta taille.
Imperturbablement il répétait sa ronde Dont seuls quelques échos allaient au fil de l'onde Se noyer, rappelant le moteur vrombissant Qui battait la campagne sous le jour périssant.
A quatre-vingt à l'heure, du moins à vive allure, Il permit à bon nombre de vivre l'"aventure" ! Randonnant, tous les jours, il amenait ailleurs Elèves, retraités, et force travailleurs.
Parfois, même il allait en terre étrangère ! Il était alors fier que son pays le gère. C'était sa belle époque...Mais depuis il a plu Sur une France qui, désormais, n'en veut plus !
Il est de ces pays qui ne payent pas de mine, Où la prédominance de l'intense beauté Est d'abord dans les gesn et leur intimité, Toujours ouverte à celui qui l'examine.
Sûr, il y a Grand-Baie, ou Trou-Aux-Biches, L'île aux Cerfs, Belle Mare où s'enlacent les coeurs, Caséla, Chamarel -ses terres aux sept couleurs-, Les fugaces plaisirs du Caudan, pour les riches...
...Mais quand vient le soir, quittez un peu le sable ! Présentez-vous chez eux aux dernières lueurs. Des carrys épicés vous humez les odeurs Qui vous tournent l'esprit et vous mettent à table !
Car il y a surtout ce somptueux mélange D'histoire et d'horizons d'un peuple hospitalier Qui vous fait chavirer pour peu que vous alliez Le découvrir ; pensez y rencontrer un ange !
Si Paul et Virginie y vécurent l'idylle C'est vraisemblablement car ils avaient compris Que pour être transis d'un sentiment épris Ils avaient dû trouver leur Eden sur cette île.
Quelques années plus tard, j'ai eu la même chance. Et la belle Tamile n'a guère eu à user De sa sorcellerie. Elle a juste abusé De l'amabilité pour me passer l'alliance.
Alliance de nos corps, alliance par notre âme Dans l'unique souci de s'aimer sans détour ; Deux êtres si heureux qu'arrive enfin le jour Où je fus le mari, et Amouda ma femme.
Jamais je n'ai songé à me faire police Pour avoir enlevé une si belle fleur Qui fit mes jours heureux sur la grande île-soeur. Ô parfums envoûtant provenant de Maurice !