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Bonjour,
Je ne crée pas ce blog avec l'ambition de le nourrir que de moi.
Il doit avant tout être un lieu d'échanges, de réflexions.
Vous avez un état d'âme ? Vous avez besoin du point de vue d'une personne extérieure à votre tracas ? Venez en parler ...
Les personnes qui passeront sur ce blog y viendront comme on vient dans une auberge espagnole, où, vous le savez, on ne peut y trouver que ce que chacun de nous se sent capable d'apporter.
Basé sur la philosophie de la vie quotidienne, et l' anal yse, cet espace doit permettre à chacun d'en sortir grandi, si possible par une réponse, pas forcément mienne.
Les propos racistes, xénophobes, violents, irrespectueux seront inlassablement exclus, sans aucun ménagement.
Merci de votre visite. Profitez bien. Que la paix vous guide.
A vos claviers,
Une lueur au fond de l'océan Indien, En bas, à gauche, Didou172.
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Apologie de la Place de Parking Réservée (Rectangle bleu, cerné de blanc)
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May 15, 2009 12:07 am
Mood: Exaspéré,
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Je nais un jour, en plein soleil, chez DECATHLON, SCORE ou LECLERC. Je suis, au monde du goudron, ce qui se fait de plus sensible. Au pays du noir, habituel, mon bleu me rend presque invisible. A croire que mon dessin blanc est encore loin d’être clair !
La France est très, très en retard : En Suède on me respecterait ! Quand je vois tous ces bien-portants m’ignorer, oui, cela m’attriste. Se croient-ils forts ou surdoués lorsqu’ils s’endorment en égoïstes En se pâmant sur ma surface, au cas où on les oublierait ?
Les pires sont ceux qui se garent volontairement devant moi ; Osant dire, de bonne foi, qu’ils font juste une ou deux emplettes. Attendent-ils pour réagir que leurs yeux et leur ventre pètent ? Toujours est-il qu’ils incommodent ceux qui espèrent mon chez-moi.
Qu’est-ce qui peut les faire hésiter à suivre Monsieur ALANVERT ? Lui, je sais qu’il me respecte. Il apprécie tant que possible Que je sois libre, toute à lui, quand les chalands restent impassibles. Lui est passé sous un camion. Il sait où se situe l’enfer !
J’envie souvent mes homologues, disséminées dans les quartiers, Car si elles voient moins de clients, je peux constater en revanche Que dès que l’un d’entre eux s’insurge il a affaire aux pervenches, Ou aux motards de la police qui déboulent pour le châtier.
Rectangle bleu, cerné de blanc, auquel on ne peut échapper, Ma différence fait mon plus. Et avec le temps, j’ose croire Que chacun qui lit mon portrait voudra bien bousculer l’Histoire. Je suis la place de parking, réservée aux handicapés.
Une lueur au fond de l'océan Indien,
Didou172
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Si
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May 15, 2009 12:05 am
Mood: Interrogatif,
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Si le chauffard avait éteint sa cigarette, Non, vraisemblablement, il n’aurait pas perdu Le contrôle de son beau cercueil à roulettes, Au contact duquel je me suis étendu.
Je revois encore badauds et pipelettes ; Certains intéressés, d’autres très confondus De me laisser gésir…La lésion à la tête A rendu mon corps flasque, les membres distordus.
Si j’avais pu penser, le matin au réveil, Qu’en me levant je me condamnais pour la vie N’eût-il pas été mieux de voir le grand sommeil…
…Plutôt que de rouler en fauteuil, sans envie ? Mais avant de brûler, juste une devinette : N’y a-t-il qu’un cancer au bout des cigarettes ?
Une lueur au fond de l'océan Indien,
Didou172
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Aveugle
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May 15, 2009 12:03 am
Mood: Résigné,
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Il a suffi de peu ; un manque de réflexe Et maman a crié, éjectée du Solex. Moi, l’enfant désiré, pourtant né sans complexe, Je sens maman pleurer, le soir, dans ses Kleenex.
J’entends autour de moi parler de pluies d’orages, D’arcs-en-ciel merveilleux, de terres aux sept couleurs. Je devine souvent le contour des visages, Et maman qui vieillit pour nous deux, dans son cœur.
A qui dois-je en vouloir, en sentant les remarques Des passants qui braillent, en bas de la cité ? Toute ma vie durant je porterai la marque D’un rien d’inattention. Je vis la cécité.
Une lueur au fond de l'océan Indien,
Didou172
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Le Monde Du Silence
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May 15, 2009 12:01 am
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Les critères sociaux du peuple occidental Exigent qu’il n’y ait qu’un langage possible ; Celui de l’entendant, celui du capital Dont les grandes vertus nous laissent impassibles.
Etre sourd ou muet est pour la société Une tare bien pire que le vol ou le vice. Il suffirait d’un peu de bonne volonté Pour que chacun de nous dans son cœur grandisse.
Est-ce trop demander que d’espérer l’accès Au monde entendant de la part de qui souffre De son isolement, avec tous ses excès Qui inlassablement l’attirent au fond du gouffre ?
La norme universelle amène à méditer : Les paroles s’envolent en signe de noblesse. Dans un cadre où le bruit n’a pas droit de citer Seul le silence est grand. Le reste est faiblesse.
Une lueur au fond de l'océan Indien,
Didou172.
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Douce France
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May 14, 2009 11:58 pm
Mood: Amusé,
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Non, je ne lirai pas les lignes à venir : Elles pourraient me choquer, me rendre mal à l’aise. Comment puis-je classer au rang des souvenirs Une journée avec ceux qui vivent de malaises ?
Je ne suis, après tout, concerné en rien Par les pathologies de ces gens invalides. Je fais ce que je veux : Je m’en vais, je m’en viens, En marchant, en courant, ou avec mon bolide.
Je passerai sans voir, ni poser de questions. Je ne vois pas pourquoi je deviendrais infirme, Moi qui n’ai jamais eu la moindre indigestion Ni le moindre accident. Mon embonpoint l’affirme !
Mon diabète, caché par mon riz quotidien, Me tient bien éloigné des mauvaises surprises. Et s’il peut m’arriver de voir mon praticien, C’est pour me rembourser de ce que je cotise.
J’ignore autant que peux tous ces handicapés. Je m’indiffèrerai toujours de leurs souffrances. Valide, sans ennui, pourquoi m’en occuper ? Egoïste accompli, je t’aime, douce France !
Une lueur au fond de l'océan Indien,
Didou172.
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Ecrire, Le Matin
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May 16, 2008 12:06 am
Mood: contemplative,
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Ecrire, le matin, à la pointe du jour, S'avère, à mon goût, être un plaisir étrange : Fragile, délicat, tels que le sont les anges Veillant sur l'être cher, aimé à contre-jour.
En possédant l'ardeur d'un parfum volatil, A l'heure où la rosée tendrait à disparaître, Et où l'humanité s'apprête à renaître, Ecrire, le matin, est avant tout subtil.
A la croisée du temps, sous un ciel estival, Ecrire, le matin, révèle ainsi l'audace De vouloir s'affirmer face au silence en place, Sans autant imposer des airs de festival.
La Croix du Sud s'éclipse au plus profond du ciel. Au lointain horizon, on aperçoit que dardent Les rayons du soleil qui, sous Mai, nous regardent En nous réapprenant les câlins essentiels.
Le blanc bleuté,sous peu, va déchirer le noir. Ecrire, le matin, permet d'en prendre acte. Il autorise aussi, tel une science exacte, De restituer la vie, de caresser l'espoir.
Ecrire le matin c'est, de plus, témoigner Du labeur de ceux qui se lèvent aux aurores. Leur générosité silencieuse édulcore La journée d'autres qui vont aller besogner.
C'est encore, et surtout, bâtir de nouveaux ponts Entre deux mondes qui, pour qu'ils nous appartiennent S'appelleront "présent", en attendant que viennent Les souvenirs du soir, quand le passé répond.
Une lueur au fond de l'océan Indien,
Didou172
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L'Etreinte
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May 10, 2008 10:20 pm
Mood: enthusiastic,
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Comme il peut être doux d’avoir quelqu’un pour soi !... …Quelqu’un pour qui l’année n’est une référence Que le jour des bougies, tel au temps de l’enfance ; Quelqu’un pour qui vieillir passe pour une loi.
Au contraire du temps, le fugace baiser Devient nécessité pour peu que vos deux ventres Surprennent l’émotion, depuis son épicentre Jusqu’à cette embrassade qui va vous attiser.
Tel un jus liquoreux, sa présence envahit Votre être tout entier d’une senteur suave, Toute aussi veloutée que l’est la valse slave. Votre corps en chavire et le cœur vous trahit.
Comme il peut être doux, comme il sait être beau Quand deux bras protecteurs vous conduisent à l’étreinte, Et que l’union sacrée devient la seule crainte, Si longtemps espérée aux confins de vos peaux.
L’être aimé va passer ses doigts dans vos cheveux. Au poids de son regard s’ajoutent aussi l’effluve Et le désir ardent que la passion étuve, Jusqu’au gémissement d’un tendre «je te veux ! ».
Comment envisager d’abandonner ce corps Sans être assailli par de violents vertiges ? Le cœur bat la chamade et votre esprit voltige Au cirque de l’amour, antre du réconfort.
Une lueur au fond de l'océan Indien,
didou172
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Le Collégien
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May 1, 2008 1:20 pm
Mood: ecstatic,
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Le premier mai n’est pas vraiment de tout repos Pour celui qui attend et pour celui qui aime. La solitude immense demeure un problème Quand tu parles d’hier avec tant d’à-propos.
J’en viens à inventer que je suis collégien Et qu’à l’issue d’un cours en professeur de vie Tu sauras m’initier aux plaisirs, à l’envie De caresser l’amour tel un théologien.
Suis-je trop exigeant si j’attends que mon bras Recueille enfin ta main signifiant confiance ; Ton regard velouté, qui à mon cœur se fiance, Me parlant de voyages, de rêves au fond de draps ?
Toi, étoile du nord, à la moindre lueur Je veux que du muguet résonnent les clochettes Qui nous ont rapproché en nous tournant la tête, Sous la voûte céleste mêlant la joie aux pleurs.
En tutoyant ta vie, jouant avec la mort Je regarde sans fin ces bateaux en partance, Demeurant sur le quai. Grâce à l’adolescence Je sais que malgré tout l’espoir sommeille au port.
Une lueur au fond de l'océan Indien,
Didou172
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Nuits Strasbourgeoises
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Apr 24, 2008 7:40 am
Mood: nostalgic,
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Je me souviens fort bien de ces soirées rhénanes De la fête Jeanne d’Arc, comme du Parlement, Où la Saint Nicolas, quand croulait le crément, Que je me réveillais avec le mal de crâne.
Vingt années ont passé : ni la Petite France Ni la place Klébert n’ont eu l’occasion De me raviver les premières illusions Qu’Apollinaire avait tiré de mon enfance.
Je me revois encore écrire, au crépuscule, Au dix-huit, Rue des Fleurs, à Souffelwersheim, Ou bien dans l’hivernal brouillard de Schiltigheim Sur des airs de Goldman, rêvant de canicule.
La Wantzeneau qui nous appelait à la fête Contrastait avec l’Orangerie ou Brumath. La douceur de la nuit enfiévrait le climat. Sur l’Avenue des Vosges on chantait à tue-tête.
Aux routiers sympas le pont de Khel acquiesce Hautepierre la fière cache derrière ses tours Les houblons et cols blancs, la bière de Strasbourg, Ce qui nous garantit des dimanches de liesse.
Je flânerais encore, si j’en avais l’audace. Cher Maître Apollinaire je veux vous informer Qu’un siècle après vous il est aisé d’aimer Ces matins enivrants sous des reflets d’Alsace.
Une lueur au fond de l'océan Indien,
didou172
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Je Partirai
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Apr 18, 2008 7:28 pm
Mood: Déterminé,
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Je partirai un jour de ce mas de cocagne Pour la vie de bohême, tel qu'une Zingara Vocalisant si fort Don Juan, l'opéra, Que mes rêves auront des châteaux en Espagne !
Je m'en retournerai dans les forêts lointaines, Si denses qu'il n'y a ni journée, ni soleil. Je m'y assoupirai d'un si profond sommeil Que je n'entendrai plus murmurer les fontaines.
J'inventerai aussi des sentiers obscures Me menant jusqu'au coeur du beau Madagascar Ou aux plages dorées à l'est de Zanzibar Pour mieux me rafraîchir des sursauts du mercure.
Quand l'âge sera là pour sonner la retraite, Que mes enfants n'auront plus besoin de parents, Que novembre fera déborder les torrents, Permettez-moi alors de faire un peu la fête !
Zingara, bohêmienne, ô toi au coeur de lionne, Sous le jour périssant, j'entends au loin ta voix Fredonnant sa complainte, - avec un rien d'émoi - Que connaîssent si bien les amoureux d'automne !
Le ciel est ainsi fait que j'aurai une place Me permettant de voir tes danses autour du feu, Sur des airs castillans. Le plaisir d'être deux Nous promettra enfin un repos de palace.
Je conçois aisément ma place surannée Pour avoir trop saigné, pour avoir tant écrit Sur les maux de la Terre, ses guerres et ses cris Qui se sont amplifiés tout au long des années.
Je veux finir mes jours comme je les commence, Aux chants et gazouillis des oiseaux affamés ; M'absenter sans regret pour ceux qui m'ont aimé : Je veux appartenir au monde du silence !
Une lueur au fond de l'océan Indien,
didou172
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