|
|
|
|
|
D'abord le profil tel qu'il est publié actuellemment, cela vous donnera déjà une si belle image du personnage...lol...
Pardon d'être clair mesdames ! Bel homme, j'ai du charme, un beau sourire, un regard doux et pénétrant. Intéressant, voir fascinant, si on sait me stimuler. Intense, convaincu et idéaliste, je suis impatient avec la médiocrité et la malhonnêteté. Sensible et sensuel en amour je me sens chat. La vie m'a forcé à apprendre l'humilité, la modestie et la franchise... La leçon n'est pas finie... Je crois fermement au destin, ce qui ne m'empêche pas de vous chercher et de rester ouvert à l'inattendu. Vous, vous avez le courage d'aller au bout de vos désirs, cohérente et sans chichis, vous n'avez pas peur de rencontrer l'autre car vous savez ce que vous vous voulez. Vous recherchez le mystère délicieux et impitoyable du face à face. Vous demandez la rencontre, sachant qu'il n'y a rien à perdre, sinon un peu d'amour propre, et tout à gagner. De plus une nouvelle connaissance, même sans plus, est enrichissante. The gentleman
Au fait : je ne suis pas libre, mesdames, ce qui ne m'empêche pas de vous aimer, et oui, nul n'est parfait...
Un autre pseudo aurait pu être...... L'amant _discret
|
|
La blessure et le pardon
|
Feb 25, 2009 4:15 am
2874 Views
|
aller pour mon p'tit retour un moment de reflexion dans ce site où malgré le temps qui passe, rien ne change vraiment la nature de l'Homme...
C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment donné, ils se disputèrent et l'un d'eux gifla l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : AUJOURD'HUI, MON MEILLEUR AMI M'A DONNÉ UNE GIFLE. Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre : AUJOURD'HUI, MON MEILLEUR AMI M'A SAUVÉ LA VIE. Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :
- Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu écris sur la pierre. Pourquoi ? L'autre ami répondit : - Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire sur le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer. Auteur inconnu
|
|
|
22
Comments
|
|
|
Le pain quotidien
|
Apr 29, 2009 12:34 am
2162 Views
|
Il était une fois un homme qui vivait simplement, dans une chaumière au creux de la forêt. Chaque jour, en guise de repas, il mangeait diverses denrées qu'il accompagnait toujours d'un morceau de pain. Mais son pain quotidien lui posait un problème. Bien que celui du jour eût été très tentant, il lui restait chaque fois celui de la veille. Aussi, comme il avait appris les vertus d'être économe, il commençait toujours par le plus ancien, déjà sec et moins appétissant. Il allait se coucher en rêvant à son lendemain, où il pourrait enfin se régaler en bonne conscience, du pain frais qui l'avait tant invité. Évidemment, le lendemain était en tous points pareil. L'objet de son désir de la veille n'était plus au goût du jour, mais il s'en contentait en regardant d'un air triste le nouveau venu qui, lui aussi, serait sec lorsqu'il s'en nourrirait.
À la fin de ses jours, il se rendit compte que, sa vie durant, il s'était nourri au pain sec, alors que l'objet de son désir était constamment à portée de la main. Le pain frais lui était-il interdit ? Ou un bonheur simple lui faisait-il trop peur ?
Auteur inconnu
|
|
|
7
Comments
|
|
|
On a ce que l'on mérite...
|
May 30, 2006 5:23 am
4738 Views
|
Après plusieurs semaines d'absences, et après avoir lu certaines interventions sur ce site, ce texte ici joint, qui n'est pas de moi, mais d'un auteur inconnu. J'espère que les quelques petites corrections que j'ai apporté, ne le froissera pas. Puisse-t-il en inspiré plus d'un 
Une fille de pasteur fut un jour interviewée lors d'un journal télévisé. Le journaliste lui demanda "Comment D.ieu a-t-il pu laisser une telle horreur se produire ?" (Les évènements du 11 septembre).
La jeune fille donna une réponse aussi profonde que perspicace.
"Je crois que D.ieu a été profondément attristé par tout ça, au moins autant que nous, mais depuis des années nous Lui disons de sortir de nos écoles, de sortir de nos gouvernements et de sortir de nos vies.
En "gentleman", Il s'est calmement retiré. Comment pouvons-nous alors espérer que D.ieu nous donne sa bénédiction et sa protection si nous insistons tant pour qu'Il nous laisse seul ?
Concernant les récents évènements, attaques terroristes, tueries dans les écoles, guerres, etc. Je crois que cela a commencé lorsque quelqu'un dit un jour, supprimons la prière des écoles, et nous avons dit OUI.
Ensuite, un docteur a dit que nous ne devrions pas taper nos enfants quand ils agissent mal car leur petite personnalité serait faussée et nous pourrions altérer leur estime personnelle. Le fils du même docteur s'est suicidé. Mais il est dit qu'un expert sait de quoi il parle, peu importe le sujet.
Maintenant, nous nous demandons pourquoi nos enfants n'ont pas de conscience, pourquoi ils ne font pas la différence entre le bien et le mal, pourquoi ils peuvent sans émotion tuer un étranger, un pair ou eux-mêmes. Probablement qu'à force de profondes réflexions, nous en viendrons à la conclusion du principe "on récolte ce que l'on a semé !"
C'est drôle de voir... à quel point il est simple pour les gens de rejeter D.ieu pour se demander ensuite pourquoi le monde devient fou... À quel point nous croyons tout ce que les journaux disent, alors que nous remettons en question tout ce que la Bible dit.
C'est drôle de voir que nous pouvons envoyer des "blagues" par Internet qui se répandent comme un feu de paille mais lorsque l'on envoie des messages à propos de D.ieu, les gens y pensent à deux fois avant de les partager.
Lorsque vous partagerez ce texte, vous ne l'enverrez probablement pas à beaucoup de personnes parce que vous ne savez pas en quoi ils croient, ou à ce qu'ils penseront de vous.
Nous nous préoccupons plus de ce que les gens pensent de nous, que de ce que D.ieu pense de nous. Partagez ce message si vous croyez qu'il en vaut la peine, sinon ignorez-le !
Personne ne le saura ! Mais imaginez un instant, que chacun de nous prenne conscience de ce qui est écrit en ces lignes, peut être y aurait-il moins de plaintes sur le mauvais état du monde dans lequel nous vivons...
On peut croire ou pas en D.ieu, cela est finalement l'affaire de chacun. Mais par contre personne ne peut nier, ni le bon sens, ni la morale, ni le respect de chaque individu, peut importe sa différence. Parce qu'en agissant autrement on s'attirera forcément des ennuis, qui à leurs tours en feront encore de plus grands, plus grands et encore plus gr........badaboummmmmm, et là s'est allé trop loin, c'est trop tard.
|
|
|
20
Comments
|
|
|
Baiser tien
|
Dec 12, 2005 12:09 pm
4350 Views
|
La force de mes bras autour de toi t’arrache un doux soupir. Nos bouches se cherchent et partent pour une longue exploration, utilisant tout ce qu’elles ont de muscles, langue et lèvres incluses, pour se toucher de toutes les façons possibles.
Aurais-je cru—dans toute mon arrogance de mâle et à quarante-deux ans révolus—qu’une femme pourrait me faire découvrir des délices si somptueux et m’apprendre à embrasser au point où tu l’as fait ! J’en suis encore ébahi et tremblant chaque fois que nos bouches se rencontrent, car à chaque fois c’est la même extase.
Les baisers succèdent donc aux baisers, je m’y perds, je ne suis plus alors qu’une bouche béante, avide de capturer la tienne, de la cerner, de la laisser me prendre et m’envahir, d’assouvir ma soif de te goûter plus avant et plus intensément.
Par moment, il nous faut nous arrêter pour reprendre notre souffle, non pas parce que nous ne pouvions plus respirer, mais simplement à cause de l’intensité qui nous a donné le tournis.
Au cours de ce contact de nos bouches, mes mains te parcourent, sur le dos, les bras, les jambes, du moins ce que je peux atteindre du haut de tes cuisses, les fesses, le cou ; elles se perdent dans tes cheveux, que j’utilise parfois comme une poignée pour te faire tourner la tête.
J-P B.
|
|
|
3
Comments
|
|
|
ELLE
|
Dec 6, 2005 6:01 am
4588 Views
|
La voir... La voir et être subjugué, envoûté, tant et si bien que ce restaurant pourtant au trois quarts plein, devint subitement vide, il n'y avait qu' ELLE...
Et pourtant je la connais, ce n'était, et de loin pas, notre premier rendez-vous, mais je restais l’espace de quelques secondes, sans dire mots, mon cœur s’emballant soudainement, il n'y avait qu'ELLE...
Elle est si belle, et était là pour moi, m'attendant. Vêtue d'une fine jaquette blanche en cachemire avec un joli col fourré, elle illuminait la salle, je n'avais yeux que pour elle, il n'y avait qu' ELLE...
Après l'avoir saluée et senti son parfum enivrant, je m'assis en face d'elle, et je me plongeais dans ses yeux gris-bleu comme peut l'être l'océan au lever du jour, il n'y avait qu' ELLE...
J'écoutais sa voix, je regardais ses expressions, sa joie de vivre, son plaisir à me retrouver, et je me disais, D.ieu comme elle est belle, il n'y avait qu' ELLE...
Puis le repas terminé, la dure réalité devint certitude, je devais la quitter pour rejoindre mes obligations professionnelles, je la raccompagnais sur son chemin, il n'y avait qu' ELLE...
Pour parachever ces instants inoubliables, nous nous embrassâmes, de ces baisers que seuls les amoureux savent offrir, et en m'éloignant, je pensais... Il n'y a qu' ELLE !
MOI
|
|
|
3
Comments
|
|
|
Noël autrement
|
Nov 29, 2005 3:36 pm
4414 Views
|
Voici une histoire, une histoire parmi tant d'autres. Mais celle-ci à quelque chose d'unique, de peut être magique, puisque cette histoire est...aller savoir, peut être une histoire vraie...peut être pas...aller savoir
Voilà un homme qui bouleversé par les aléas de la vie, se retrouva à la veille de Noël, il y a quelques années de cela, seul. Ce qu'il ne désirait point, mais voilà, il est des fois où l'on ne choisit pas, ainsi est faite la vie.
Partagé entre l'envie d'être oublié, et terriblement angoissé à cette idée en ce jour quelque peu différent des autres, me vint une image, un devoir.
Prenant mon courage à deux mains, et convaincu que le sort ne ferait pas de moi, malgré mes doutes, un solitaire de la Nativité, je me décidai à visiter les petits malades. Ceux qui sont hospitalisés.
Oui je voulus ce jour-là, loin des miens, être ailleurs. Être parmi ceux qui se retrouvaient "oubliés" Ce jour-là je rencontrais le petit Eli, haut de ces sept ans à peine fêtés, cloué au lit une jambe en extension, par la faute d'un chauffard un peu trop pressé de boire la fin d'un breuvage fort peu recommandable...et qui pensait que sa voiture le ramerait sans encombre à domicile.
En arrivant, l'enfant resta dubitatif de mes intentions, craignant que l'Autre, celui qui vêtu de rouge et de blanc ne passerait pas. Je dus faire zèle pour le dissuader de m'ignorer, et quelques instants plus tard la magie opérait.
Eli était un petit enfant chétif, de ceux que l'on croit constamment malade, mais il n'en était rien. Il était certes maigre, mais espiègle et joueur sans répit, une bombe à retardement, comme si chaque instants de sa vie devaient être brûlés par les deux bouts.
Je m'assis à coté de lui, et d'un air intéressé, je me fis raconter son histoire. Ah son histoire !! Si fière d'être comme un héros de guerre blessé, il gonflait les évènements comme le font les pêcheurs de Marseille, en s'inventant la sardine.
Je restai avec lui, toute une après-midi et la soirée, pour une histoire, pour un partage à ces cotés. Puis vers la fin, peu de temps avant de m'en aller, le sommeil le gagnant, je lui offris son cadeau....et savez-vous ce que fut sa réponse ? Il ne voulut rien, trop heureux d'avoir été le « superman » de son histoire pour moi. Et ce bonheur se traduisit par des larmes de joie.
Et moi ?
Et moi je fus remonté à bloc, tant et si bien que depuis Eli est devenu un ami. Depuis, chaque année, en fin de celles-ci, je continue à visiter les petits malades, les "oubliés des fêtes", les enfants des hôpitaux.
Et vous.....que faites-vous de ces jours là ?
J-P. T.
|
|
|
3
Comments
|
|
|
En nous,sont les réponses...
|
Nov 20, 2005 4:10 am
4386 Views
|
Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.
Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre". Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et le trouvera".
Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans".
Mais Brahma répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."
Alors les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour".
Alors Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.
Depuis ce temps là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui...
|
|
|
1
comment
|
|
|
Le sourire "à la Vie"
|
Nov 12, 2005 5:01 am
4056 Views
|
Je souris à l’étoile qui au ciel encore luit, Au soleil qui lentement nous sort de la nuit, A ce jour qui commence, à l’oiseau qui m’enchante, je souris au monde et le monde me sourit.
Je souris à l’enfant qui vient sur mon chemin, Je pense aussi à tous ceux qui ont faim, Ceux qui loin dans le monde vivent dans la misère, Qui ont connu la guerre, qui ont perdu leur mère.
Si parfois mon sourire se mouille de pleurs, En voyant de ce monde la profonde douleur, Je veux sourire encore à travers mes pleurs, Sourire à la vie, sourire à la mort.
Et quand le jour viendra où il fera très froid, Où je ne laisserai plus la trace de mes pas, Par le courant de la vie qui jamais ne s’arrête, Me laisserai-je entraîner sans regarder derrière.
La peur alors ne fermera plus le chemin, Mon coeur - tout grand - s’ouvrira enfin, Je deviendrai alors le sourire de la terre, De la fleur de l’oiseau de la pluie et du vent.
Et un jour, peut-être, dans un petit enfant, Je rouvrirai les yeux aux merveilles de la vie, Et un peu plus aimant, un peu plus souriant, Je continuerai ce beau chemin.
Jean-Pierre Maradan
|
|
|
0
Comments
|
|
|
L'importance des mots...
|
Nov 12, 2005 4:55 am
4075 Views
|
C’est l’histoire d’un petit garçon qui avait mauvais caractère.
Son père lui donna un sac de clous et lui dit qu’à chaque fois qu’il perdrait patience, il devrait planter un clou derrière la clôture. Le premier jour, le jeune garçon planta 37 clous derrière la clôture.
Les semaines qui suivirent, à mesure qu’il apprenait à contrôler son humeur, il plantait de moins en moins de clous derrière la clôture... Il découvrit qu’il était plus facile de contrôler son humeur que d’aller planter des clous derrière la clôture...
Le jour vint où il contrôla son humeur toute la journée. Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra de retirer un clou à chaque jour où il contrôlerait son humeur.
Les jours passèrent et le jeune homme pût finalement annoncer à son père qu’il ne restait plus aucun clou à retirer de la clôture. Son père le prit par la main et l’amena à la clôture.
Il lui dit : "Tu as travaillé fort, mon fils, mais regarde tous ces trous dans la clôture. Elle ne sera plus jamais la même. À chaque fois que tu perds patience, cela laisse des cicatrices exactement comme celles-ci.
Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, peu importe combien de fois tu lui diras être désolé, la cicatrice demeurera pour toujours.
Une offense verbale est aussi néfaste qu’une blessure physique, parfois même bien plus.
|
|
|
0
Comments
|
|
|
Une étrange histoire...
|
Nov 9, 2005 11:41 am
4601 Views
|
Comme tous les matins Pierre monta dans le wagon de métro qui l’emmenait vers son travail, il parcourait presque toute la ligne, cela lui prenait plus d’une heure.
Ce jour là, il attendait avec impatience la prochaine station, c’était là que la belle inconnue prenait le métro. Il y avait environ un mois que cela avait commencé.
Quand elle était montée, accompagnée d'une autre femme, Pierre avait été frappé comme par un coup au cœur. Le premier jour il ne cessa de l’observer, baissant les yeux chaque fois qu’il craignait qu’elle s’en aperçu, mais occupée à parler avec son amie elle n’avait rien vu, arrivé à sa station il quitta le wagon et resta sur le quai regardant la rame disparaître dans le tunnel. Il pensa à elle toute la journée, espérant qu’elle serait là sur le chemin du retour, mais non, il rentra chez lui triste. Cela durait depuis des semaines, jamais Pierre n’avait osé lui faire un signe et pourtant maintenant ils échangeaient des regards. Elle avait fini par le remarquer et n’avait pas baisser les yeux lorsque tournant la tête elle l’avait surpris. Ils avaient même échangé de petits sourires mais sans doute trop timides l’un est l’autre pour s’aborder, et puis il y avait toujours l’amie, plus âgée qui semblait veiller sur la jeune femme. Maintes fois Pierre s’était promis de lui faire un signe, même de lui parler, un simple bonjour, ou bonne journée , jamais il ne s’était décidé. Ce jour là il se promis de faire quelque chose car il lui semblait qu’elle s’intéressait de plus en plus à lui, pour preuve maintenant elle s’arrangeait pour qu’ils soient de face dans le wagon et chaque fois que son amie se plaçait entre elle et Pierre elle la faisait bouger et adressait un mince sourire au jeune homme. Voilà la station tant attendue, Pierre n’en croit pas ses yeux ce matin la jeune fille est seule, elle monte dans le wagon, s’avance, c’est comme un rêve, Pierre la voit s’assoire à la seule place libre, en face de lui. Elle sourit, franchement cette fois et dis “ je m’appelle Jenny”, Pierre lui prend une main doucement et dit “ je m’appelle Pierre ” Cela dura un long moment comme si tout ce qu’ils avaient à se dire s’échangeait sans paroles, simplement par le regard. Puis le métro ralenti et l’annonce de l’arrêt les fit revenir à la réalité, ils avaient laissé passer tous les deux leur station, il se retrouvèrent sur le quai du terminus de la ligne. C’était celle qui donnait accès au bois de Vincennes, sans hésitation ils prirent la direction de la sortie. C'était une journée exceptionnelle il ne leur vint pas à l’esprit de reprendre la direction du travail.
Ils se promenèrent dans les allées, se tenant par la main. Tout leur semblait naturel, ce plaisir d’être ensemble, cette compréhension des choses dites a demi mot. L'heure du repas arriva et ils grignotèrent quelques chips achetées au coin de la rue, se désaltérant à la même bouteille d’eau provenant de la même boutique. Il se dirent mille choses, échangèrent quelques baisers et il fallu bien prendre le chemin du retour.
A sa station, Jenny, du quai, fit un signe de la main à Pierre, c’est alors qu’il réalisa qu’ils n’avaient pas échangé leurs adresses, Qu’importe pensa t il je la revois demain. Mais Jenny n’apparut pas le lendemain, ni les jours suivants, Pierre était triste et vraiment malheureux. Enfin une semaine plus tard Pierre vit l’amie de Jenny, seule, monter dans la rame du métro. Il se précipita vers elle :
- Bonjour je suis Pierre ou est Jenny ? - Qui êtes vous ? dit la dame. - Je suis Pierre, je vous en prie, pourquoi Jenny ne vous accompagne-t-elle pas ? - Je ne savais pas que vous étiez un ami de Jenny, je suis sa sœur aînée et… - Madame, nous nous sommes rencontré ici, dans ce métro, voilà une semaine et nous avons sympathisé. - Une semaine dites vous, quel jour ? - Jeudi, madame, je n’oublierai pas ce jour. - Pierre c’est impossible. - Mais non je vous assure, nous n’avons pas été au travail et nous sommes promenés au bois de Vincennes, on ne l’a pas licenciée pour ça, elle m’a dit que son absence n’avait pas trop d’importance. - Voulez vous descendre avec moi à la prochaine station je dois vous parler. Les voilà sur un banc, Pierre est inquiet, la sœur de Jenny est gentille mais elle semble si triste et son regard parait étonné de ce qu’il lui dit. - Écoutez, Pierre, je ne comprends pas votre histoire, vous semblez bien connaître Jenny mais il n’est pas possible que vous ayez passé la journée de jeudi avec elle. Je l’accompagnais chaque jour car elle était très malade et risquait d’avoir un malaise, en fait elle n’allait pas travailler mais se rendait à l’hôpital pour un traitement. La semaine dernière cela c’est aggravé, jeudi vous ne pouvez pas avoir passé la journée avec elle, elle était dans le coma et s’est éteinte jeudi soir à la tombée de la nuit.
Pierre regarde cette femme qui maintenant a des larmes qui coulent, cela n’est pas possible, sa journée avec Jenny est la dans sa mémoire, il revoit le bois, les chips grignotées, l’eau partagée et les baisers échangés. Non il ne la croit pas. La dame comprend le désarroi de Pierre, pour le convaincre elle lui demande de venir avec elle jusqu’au cimetière, là il verra la tombe ou repose Jenny. Elle pense que le jeune homme s’est imaginé tout cela, il accepte de la suivre. Ils sont bientôt dans les allées du cimetière, devant une tombe couverte de fleurs encore fraîches, pas de doute c’est bien le nom de Jenny qui est là, Pierre se demande s’il est devenu fou.
La sœur de Jenny replace quelques fleurs et remarque au milieu d’entre elles une grande enveloppe en parchemin brun. Étonnée elle la prend et lit : De la part de Jenny pour Pierre. Elle est stupéfaite, saisit l’enveloppe et la donne a Pierre : je ne comprends pas comment cette enveloppe est venue ici, c’est pour vous. Intriguée elle regarde Pierre comme pour lui dire : ouvrez là. Pierre prend l’enveloppe, l’ouvre, une feuille blanche est à l’intérieur, sur cette feuille quelques lignes d’une fine écriture.
«Pour toi Pierre, tu n’as pas rêvé, la journée passée avec toi dans le bois de Vincennes à été la plus belle de ma vie, merci. Jenny. » Il tend la lettre à la sœur de Jenny :
- C’est bien l’écriture de ma sœur, comment cela est il possible.
Pierre ne répond pas, il porte ses doigts sur sa bouche et va déposer ce baiser d’adieu sur les lettres qui gravent le nom de Jenny. Quelques années plus tard, Pierre, au cours d’un voyage rencontra une femme qui s’appelait Jenny, lorsqu’il lui dit s’appeler Pierre elle lui raconta qu’elle avait vécu une bien étrange aventure avec quelqu’un qui s’appelait aussi Pierre. Elle lui montra alors une lettre écrite sur une feuille blanche on pouvait y lire : «Pour toi Jenny, tu n’as pas rêvé, la journée passée avec toi au Parc Lafontaine a été la plus belle de ma vie, merci. Pierre.» Aujourd’hui Jenny et Pierre sont mariés et vivent à Montréal avec leurs deux enfants.
Alain Guillon
|
|
|
1
comment
|
|
To link to this blog (jpeee) use [blog jpeee] in your messages.
|
|
|
| Sun |
Mon |
Tue |
Wed |
Thu |
Fri |
Sat |
| |
|
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
8
|
9
|
10
|
11
|
12
|
13
|
14
|
15
|
16
|
17
|
18
|
19
|
20
|
21
|
22
|
23
|
24
|
25
|
26
|
27
|
28
|
291
|
30
|
|
|
|
|