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Comme des mots écrits sur des sables émouvants
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Jan 21, 2009 12:41 pm
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Je vis dans les décombres, tu n'es plus ma demeure Je suis arbre sans toit, arbre mort, seul, pleureur Il ne restera de moi qu'un vent solitaire Une empreinte incertaine sur ta veine jugulaire
Et toi, me tournant le dos, le coeur à la vague Vaguement perdu dans ton enfer, dans ton goulag Tes massacres sur ma peau, sur mes reins cambrés Ton regard traversier de mes soleils sombrés
Toi, le cheval guerrier hantant mes longues nuits Tu me fuis, je te fuis, et le temps nous détruit Quand je deviens ombre, ma main touche à ton visage Ma main de macaque fouille à tes cheveux sauvages
Tu n'es plus, je ne suis plus, nous ne sommes plus rien Que les gardiens des mots honnis, des mots vauriens Le dernier écrivain, la dernière poétesse Dans un monde hostile de tristesse et de détresse
Héloïse Cerboneschi Lundi 19 janvier 2009
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